Je n’aurais jamais pensé devoir donner raison un jour aux syndicalistes …

Dans le cadre de mes activités professionnelles, j’ai eu l’occasion de côtoyer souvent, longtemps, et de près, différents responsables syndicaux.

Des « chefs de centrale », des « délégués régionaux », des « secrétaires généraux » … et toutes sortes d’animaux bizarres dont j’ai compris rapidement que l’objectif premier était avant tout de tout faire pour que rien n’avance jamais.

Si je suis plus que très favorable aux discussions et aux négociations avec les représentants du personnel, quand elles ont lieu au sein de l’entreprise, parce que ceux qui négocient sont de véritables salariés, le plus souvent réalistes et pragmatiques, actifs et impliqués dans la réussite de la société, obligés de rendre des comptes à ceux qu’ils représentent, et donc soucieux de collaborer avec la direction afin d’améliorer tout à la fois la performance collective et le bien être de chacun, je suis affligé par la bêtise et la mauvaise volonté des syndicats et de leurs dirigeants.

A chaque fois que les syndicats mettent le pied dans une entreprise, c’est la zizanie qui commence. Pour comprendre comment ça fonctionne, il faut savoir à qui l’on a affaire. D’abord, et il est facile de le vérifier, 99,99% des responsables syndicaux sont soit des fonctionnaires, soit des salariés d’entreprises parapubliques qui ont un statut équivalent voire meilleur (au sens des avantages et privilèges) que ceux des fonctionnaires. La majorité d’entre eux n’a jamais réellement travaillé, en tous les cas jamais dans le secteur privé, et ils sont devenus des syndicalistes professionnels, éloignés et ignorant des réalités du monde du travail, depuis de longues années.

Par conséquent, ceux qui sont désignés et reconnus par la loi et par les plus hautes instances comme les représentants des salariés du secteur privé sont en fait des défenseurs des intérêts et des avantages acquis des fonctionnaires. Leur seule motivation est de préserver leurs avantages et de ne jamais permettre d’ouvrir ou de fluidifer le marché de l’emploi et du travail. S’ils laissaient le secteur privé se développer normalement, alors ils subiraient la comparaison des performances et seraient battus à plate couture et contraints de se remettre en cause. Il suffit de suivre leurs actes et leurs décisions pour s’en convaincre.

Ils multiplient les blocages, imposent et créent des instances totalement bidons qui leurs permettent de recevoir de confortables rémunérations, comme par exemple les Conseils Economiques et Sociaux qui ne produisent rien mais qui rapportent à chacun plus de 2.000 € « d’indemnités » chaque mois.

Contrairement à ce que l’on pourrait espérer et attendre d’eux, ils font tout pour plomber la compétitivité du secteur privé en faisant peser autant de charges que possible sur le coût du travail, y compris des charges sans rapport, comme la solidarité sociale qui devrait peser sur la nation toute entière, sur l’impôt ou la TVA mais certainement pas sur l’emploi.

Sans surprise, le résultat est celui qu’ils espèrent. Le marché du travai est cadenacé par d’importantes barrières à l’entrée, de sorte que le niveau du chômage reste irrémédiablement plus élevé en France qu’ailleurs et que les jeunes éprouvent les pires peines du monde à y entrer.

Avec eux, avec les syndicats français, la logique et la bonne foi n’ont jamais cours. Qu’importe, l’objectif est de semer la discorde et la zizanie, de répandre des écrans de fumée, de trouver toutes les occasions possibles pour défendre, voire augmenter leurs privilèges exhorbitants : SNCF, EDF, RATP, POLE EMPLOI, CGSS, etc. ….

Ils utilisent et ils abusent sans fin de leur positions incontournables au sein d’entreprises dites de « service public » pour paralyser et prendre tout le pays en otage à chaque fois qu’ils n’obtiennent pas satisfaction. Le pire, c’est que nos lâches politiciens les laissent faire depuis des années en faisant semblant d’ignorer qui ils sont et à quel point ils ne sont représentatifs de rien.

Ah qu’il est beau « le modèle social » foireux qu’on nous vend à toutes les sauces !

Selon Le Figaro d’hier (gras souligné rajouté par moi) :

 » En France entière, en 2016, le taux de syndicalisation atteignait 11% de l’ensemble des salariés, fonction publique et secteurs privés confondus… 

…..

Dans l’ensemble, le rapport montre quatre grandes disparités. La première concerne le type de structure: en effet, la fonction publique conserve un taux deux fois plus élevé, à 19,1% (contre 19,8% en 2013), à comparer aux 8,4% des secteurs privés (8,7% trois ans plus tôt). La baisse du premier secteur est toutefois plus notable en trois ans.« 

Autrement dit, moins de 5% des salariés du (véritable) secteur privé sont syndiqués !! Et les syndicats FT, CGT, CFDT etc. … n’ont absolument aucune légitimité pour les représenter. Aucune. Voila la triste réalité qui explique pourquoi le pays vogue à sa perte en leur laissant gérer de très nombreuses instances et institutions : caisse d’assurance maladie, caisses de retraites, assurance chômage, formation professionnelle, CAF, etc. …

Venons-en à présent au titre de cet article pour nous offrir un rare moment de plaisir, en devant reconnaître pour une fois, et contre toute attente, qu’un syndicat a pleinement et parfaitement raison. Et c’est Force Ouvrière qui remporte la palme haut la main.

En effet, on apprend dans le Canard Enchaîné (qui ne publie pas sur Internet, raison pour laquelle ce lien pointe vers France Soir) que le syndicat F.O a établi un fichier de ses principaux membres et responsables, qu’il qualifie et classe selon différentes catégories dont voici un extrait :

  • ordure,
  • bête,
  • mafieux,
  • détourne de l’argent,
  • collabo,
  • etc. ….

Franchement, au regard de l’expérience, je ne peux qu’adhérer à ce classement et à cette analyse, certes un peu directe et brute de coffrage, mais oh combien révélatrice du regard qu’ils portent sur eux-mêmes, toutes choses qui ne font finalement que confirmer ce qui précède et que j’ai écrit plus haut.

Ci-dessous la photo de l’heureux élu à la tête de F.O 😉 qui déclarait hier encore : « Macron porte une vision sans valeurs républicaines ». Ha ha ha …

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On notera au passage que si un chef d’entreprise avait commis le dizième de cette pratique de classement, il aurait été pendu haut et court par ces mêmes brillants syndicalistes qui se seraient offusqués et révoltés, réunis en cortège avec à leur tête un Mélenchon qui n’est rien de plus ni de moins qu’un syndicaliste profiteur.

Plutôt que de regarder le doigt du sage qui montre la lune, c’est à dire de s’arrêter sur cet « incident », on ferait bien de regarder la vérité en face et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Ne nous arrêtons pas sur le fichier, analysons ce qu’il révèle de plus profond.

Ces types sont dangereux et animés de mauvaises intentions et les syndicats et syndicalistes français sont un poison qui tue le pays à petit feu. Ce modèle a fait long feu, il est temps de faire un « reset » de tout le système.

 

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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