L’Europe part en cacahuète

L’édifice branlant des technocrates de Bruxelles est en train de partir en sucette. On ne sait plus où donner de la tête tant les mauvaises nouvelles fusent de toutes parts. Disons-le clairement, le bateau prend l’eau et les eurocrates ne parviennent plus à colmater les trop nombreuses et trop importantes fuites.

Merkel n’a plus la main en Allemagne et sa politique destructrice est remise en cause sur ses propres terres par ses propres alliés. Les pays de l’Est de l’Europe se rebellent et veulent se barrer à toutes jambes de ce traquenard. On entend plus parler de la dette Turque comme si elle s’était résorbée spontanément et miraculeusement, et comme si elle n’allait pas poser des problèmes de solvabilité insurmontables aux principales banques de la zone Euro. Les responsables européens qui décriaient tant les méthodes du Président Trump, que tout l’etablishment crapuleux démocrate s’évertue à faire chuter par ailleurs, finissent par reconnaître piteusement qu’il obtient des résultats que le reste du monde lui envie, au point que le Président Macron est venu pleurer à la tribune de l’ONU pour dire que ce n’était pas gentil, que c’était très égoïste de la part des USA et qu’il fallait soutenir le modèle socialo-communiste européen. Non seulement le père Trump s’est bien fendu la pipe, mais en plus il ne se gène plus pour taper ouvertement sur l’Allemagne et l’Europe.

Les négociations avec le Royaume-Uni tournent à la catastrophe et si Paris croit pouvoir se gausser d’avoir récupérer quelques sièges de banques et d’établissements financiers quittant Londres, le pays ferait bien de se méfier du retour de bâton qui viendra à coup sûr et qui fera très mal.

Le bilan de la BCE ne cesse d’enfler, les dettes des banques s’accumulent, la planche à billet européenne tourne à plein régime et les déséquilibres s’accentuent dangereusement.

En France, c’est la débâcle. Emmanuel Macron qui nous avait vendu et vanté les mérites et les vertus  du modèle européen avant de tenter d’apparaître en leader charismatique et rassembleur, il est vrai avec un certain succès dans un premier temps, n’est plus pris au sérieux par les autres dirigeants, au premier rang desquels les italiens qui l’ont envoyé se faire voir. Chez les grecques ? Après l’invraisemblable affaire Benalla, v’là-t’y pas que Collomb se barre dans des conditions minables et pittoyables, désastreuses pour ce qu’il restait de crédibilité au Président, tout ça pour aller briguer la mairie de Lyon, un peu comme si le capitaine du Titanic décidait de lâcher la barre en pleine tempête pour aller concourir à la soirée karaoke.

Mais le coup de grace est venu d’Italie comme c’était prévisible. Les actuels dirigeants italiens, qui constituent un drôle d’attelage, excècrent l’Euro et le modèle migratoire imposé par Merkel. Ils n’ont aucune intention de faire boire au peuple la potion amère que l’Europe a infligée à la Grèce, pas plus qu’ils n’ont l’intention de laisser leurs citoyens et leur pays continuer de subir et de se soumettre au dictat allemand. Voila où la politique européenne nous mène . … Comme ils ont bien compris qu’ils ne pourraient pas sortir de l’Euro sans pertes et fracas, y compris sans provoquer le mécontentement de leurs propres électeurs, ils ont choisi une autre voie. Ils ont décidé de provoquer l’Europe, bien impuissante et sans capitaine, sachant qu’en faisant ce qu’ils font, ils vont inmanquablement conduire l’euro-système à l’implosion. Ils savent qu’ils vont pousser l’Europe dans ses limites et ses retranchements : soit on continue de leur faire crédit, et dans ce cas il ne vont pas se gêner pour dépenser et distribuer chez eux un argent qu’on leur donne en sachant qu’il ne sera pas remboursé, soit l’Europe cesse de soutenir l’Italie, et dans ce cas ce sera à l’Europe qu’ils feront porter la responsabilité de la sortie de l’Italie.

Cet imbécile de Moscovici qui était nul en France et qu’on a remercié en lui confiant un poste et un costume bien trop grand pour lui, a beau crier et gesticuler, les italiens s’en foutent. Idem pour Juncker que Salvini a renvoyé à sa bouteille. Les balles fusent de tous côtés et il vaut mieux se mettre et rester aux abris.

salvini

Que va t’il se passer ?

Rien, dans un premier temps, comme d’habitude. A défaut de pouvoir les contraindre et les faire rentrer dans le rang, ce qui sera tenté par tous les moyens avec le soutien de la BCE et des principales banques, on prétendra qu’on a négocié avec l’Italie, on dira que finalement tout va bien et que la magnifique aventure européenne peut continuer. Les fonctionnaires de Bruxelles et de Francfort (siège de la BCE) pourront continuer de vaquer à leurs occupation, de recevoir leurs salaires de ministres et leurs innombrables indemnités … Et pourvu (pour eux se disent t’ils) que ça dure…

Jusqu’à ce que ça pète, ce qui ne va plus tarder à se produire tant la situation est devenue incontrôlable.

A mon avis, les allemands sont en panique totale. Ils savent que si l’Euro explose, le système Target dont j’ai déjà parlé ici, explosera et les 1.000 milliards de dettes sur lesquelles le pays compte, partiront en fumée avec lui. Quand je pense à tous les imbéciles qui achètent des bonds du trésor allemands à des taux d’intérêts négatifs en pensant se protéger, je me marre.

Cette histoire va mal finir, nous le savons tous. Seul le jour et l’heure sont impossibles à prévoir mais une chose est sûre, c’est que la fin est proche. Peut-être bien que c’est Trump, une fois passé les mid-term, qui sonnera la fin de la récré.

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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