La SNCF illustre parfaitement la schizophrénie socialiste française

Voila quelques mois, la France se trouvait quasiment paralysée par les grèves combinées de la SNCF et d’Air France, 2 entreprises ayant pour point commun d’avoir l’état français comme actionnaire.

Du côté des cheminots, on s’émouvait à l’idée que les nouveaux salariés ne puissent plus profiter du statut de fonctionnaire, un statut pourtant bien difficile à justifier pour une activité de transport. Côté Air France, les pilotes, suivis par le reste du personnel, revendiquaient une augmentation de 6% (rien que ça !) sans vouloir entendre ni tenir compte de la situation plus que périlleuse d’une l’entreprise qui ne doit ses profits passagers qu’à la baisse du cours du pétrole.

Nul doute que dès que le pétrole remontera, les résultats vireront au rouge dans des proportions sans commune mesure avec les petits profits engrangés récemment.

Qu’importe, l’état paiera in-fine, c’est toujours comme ça que ça a fonctionné et, après tout, les salariés concernés auraient bien tort d’agir autrement puisque les faits leur ont toujours donné raison jusqu’à présent en leur permettant de profiter d’avantages lunaires et totalement décorrellés du secteur privé, qu’il s’agisse des bonus, des jours de récupération, des retraites, des avantages aux familles et j’en passe.

Pendant que le français moyen se fait tondre en France plus que nulle part ailleurs, les salariés fonctionnaires ou quasi-fonctionnaires des entreprises publiques profitent d’avantages délirants qui pénalisent le reste de leurs concitoyens et plombent la compétitivité de l’ensemble du pays. Mais ça aussi, tout le monde s’en fout puisqu’il suffit à l’état d’emprunter encore et toujours plus pour financer un train de vie que personne ne veut remettre en cause. Le pays est tellement drogué au socialisme que les français, pris en otage, souffrant du syndrome de Stockholm, continuent malgré tout de soutenir les preneurs d’otages. Bravo les gars !

 Le bon sens, la responsabilité et la cohésion devraient pourtant présider à une gestion collective responsable, optimale et mesurée des rares ressources de la nation, dans l’intérêt de tous plutôt qu’au profit de quelques « privilégiés », au premier rang desquels les députés et autres haut fonctionnaires.

Il n’en est rien, le pays s’enfonce lentement mais sûrement, si bien que la chute sera aussi inéluctable que sanglante.

C’est dans ce contexte déjà très préoccupant que l’on apprend qu’après avoir perdu la modique somme de 1 milliard d’euros du fait des grèves, après avoir refourgué 40 milliards de dettes à l’état français, donc 2.000 € à chacun des français soumis à l’impôt, la SNCF se paye l’incroyable luxe de commander pour plus de 3 milliards de nouveaux trains avec un argent qu’elle n’a pas et alors même qu’elle est largement et chroniquement déficitaire.

Que dire ? … on reste sans voix.

Et que dire ou que penser que l’on entend les politicards se féliciter de cette brillante décision qui « permettra de conserver 4.000 emplois chez Alstom pendant 10 ans » ?

En admettant que cette affirmation serait vraie, ce dont on peut douter quand on connait la propension de nos politicards à exagérer leurs prévisions optimistes lorsqu’il s’agit de s’auto-congratuler, un rapide calcul conduit à constater que 3 milliards d’euros divisés par 4.000 emplois, divisés encore par 120 mois (10 ans) montre que l’état versera 6.250 € par salarié et par mois pendant 10 ans pour maintenir des emplois en acquérant des trains à grande vitesse roulant à faible allure, quand la SNCF n’est pas en grève, sur un réseau de rail obsolète ne permettant pas aux trains d’aller vite.

SNCF

Rappelons qu’Alstom appartient désormais à l’allemand Siemens et que, par conséquent, les braves français vont continuer de creuser leur déficit au bénéfice de l’Allemagne.

Le socialisme est vraiment « magique ». Je vous recommande vivement de lire le livre de Ayn Rand (la grève), récemment traduit de l’anglais alors qu’il est pourtant considéré comme étant l’un des livres ayant le plus influencé les décideurs américains depuis plusieurs décennies. Ce livre, bien qu’écrit il y a plus de 50 ans, décrit parfaitement la situation de la France et l’avenir vers lequel elle tend.

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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